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« Que pas une de nos actions ne soit pure de la colère » (Aden Arabie, 1931)

Revue ADEN

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De Cayenne au quai des brumes
* n° 16 de la revue Aden. Paul Nizan et les années trente (mai 2018)   Avant-propos de Fabrice Szabo Philip [ ... ]

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Février 1934 et les écrivains français
* n° 15 de la revue Aden. Paul Nizan et les années trente (novembre 2016)  

Publications adhérent

Sophie Kurkdjian
Lucien Vogel et Michel de Brunhoff,
parcours croisés  de deux éditeurs de presse illustrée au XXe siècle

vogel

Institut Universitaire Varenne
Coll. des Thèses (décembre 2014)

Cette thèse retrace les parcours croisés de Lucien Vogel (1886-1954) et de Michel de Brunhoff (1892-1958), deux éditeurs de presse nés à la fin du XIXe siècle, et oubliés dans l’historiographie. Après La Gazette du bon ton en 1912, les deux beaux-frères lancent Vogue français et le Jardin des modes en 1920. Ces trois revues, qui accordent une place majeure à l’illustration, contribuent à moderniser radicalement la presse féminine. Le parcours éditorial de  Vogel et de Brunhoff, centré autour de la presse féminine, la presse d’art (Feuillets d’Art, Arts et métiers graphiques) et la mode, est semblable jusqu’à la fin des années 1920 avant de diverger en 1928 lorsque Lucien Vogel fonde le magazine photographique Vu. À partir de cette période, tandis que Brunhoff reste attaché à la réalisation de magazines de mode, Vogel s’engage sur la voie de la politique, défendant avec Vu, puis avec les journaux Le Petit Journal, Marianne et Messidor dont il prend la charge dès 1937, des idées de gauche et un antifascisme prononcés. 

Afin d’appréhender l’itinéraire général de Lucien Vogel et de Michel de Brunhoff tout en en saisissant les singularités – leur rôle dans le renouvèlement de la presse féminine et l’avènement du format magazine, leur intérêt plus général pour  les questions techniques liées à l’illustration, ainsi que les choix « politiques » opérés par Vogel durant les années 1930 -, cette thèse a entrepris une étude chronologique et comparée. En grande partie biographique, afin de mettre en lumière la personnalité et le parcours de Vogel et de Brunhoff de leurs débuts professionnels à leur fin de carrière, cette réflexion se veut aussi une contribution plus générale à l’histoire sociale et culturelle de la première moitié du XXe siècle, et principalement à l’histoire de la presse illustrée, et de la presse féminine dans laquelle ces éditeurs ont laissé l’image d’innovateurs mais aussi d’éditeurs esthètes et d’animateurs. Cette thèse appréhende également sous un angle nouveau l’histoire de la mode en s’intéressant au rôle de médiateur joué par les éditeurs auprès des lecteurs, ainsi que l’histoire de la photographie du début du XXe siècle du point de vue technique, artistique et politique. Parallèlement, ce travail éclaire l’histoire politique de l’entre-deux-guerres en s’intéressant au phénomène de médiatisation et au rôle de « passeur » intellectuel et culturel joué par les hommes de presse.

Sophie Kurkdjian, docteur en histoire de l'Université Paris I, est chercheur associée à l'IHTP/CNRS. Elle a publié sa thèse grâce à un Prix de Thèse qui lui a été remis en 2014 par la Fondation Varenne. Elle est membre du G.I.E.N.

 

Paul Nizan

Du conflit italo-éthiopien à la victoire du Front populaire espagnol
30 juin 1935-18 juillet 1936

Textes réunis, annotés et présentée par Anne Mathieu.
Préface de Pascal Ory
Biographie chronologique par Anne Mathieu
Postface d’Anne Mathieu

CouvConflit-197x300

Editions du Cherche Midi
coll. "Documents" (avril 2014).

“J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.” Ces phrases célèbres de Paul Nizan ouvrant son pamphlet Aden Arabie (1931) marquaient les débuts de l’un des intellectuels les plus brillants des années trente. Romancier, pamphlétaire, l’essentiel de son temps fut dédié au journalisme à partir de 1935.

Devenu rédacteur politique à L’Humanité, l’intellectuel militant va y suivre des événements essentiels comme le conflit italo-éthiopien ou les élections du Frente popular en Espagne. Il y est également critique littéraire, ainsi qu’à Monde, l’hebdomadaire d’Henri Barbusse, ou à Commune, la revue de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires.

Ce volume se clôt au moment du déclenchement de la guerre d’Espagne. Les reportages antérieurs de Nizan montrent qu’il aura eu l’intuition d’un coup d’Etat imminent. Il aura aussi perçu, dans le conflit italo-éthiopien, les début d’une victoire des fascismes, face auxquels les démocraties n’affirment – déjà – qu’un aveuglement coupable.

Ce Nizan journaliste politique, méconnu, s’offre ici au lecteur d’aujourd’hui. Si l’orthodoxie communiste habite ces articles, elle n’oblitère pas, loin s’en faut, l’acuité de sa pensée.
Document sur l’entre-deux-guerres, ce livre permet aussi d’éclairer une époque.

Anne Mathieu est maîtresse de conférences à l’Université de Lorraine (Équipe LIS), membre de l’équipe Sartre/ITEM/CNRS, et Directrice de la revue Aden. Ses travaux portent sur Paul Nizan et de Jean-Paul Sartre journalistes et polémistes, sur Magdeleine Paz journaliste, ainsi que sur les intellectuels et écrivains-journalistes de la gauche internationale pendant la guerre d’Espagne (par exemple, Simone Téry). Elle est présidente et membre fondatrice du G.I.E.N.

François Ouellet

La Littérature précaire.
De Pierre Bost à Pierre Herbart.

Couv Littérature précaire 3 page 001

Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Écritures » (2016)

Depuis les années 1980, la redécouverte de romanciers oubliés de la première moitié du XXe siècle a permis d’apprécier différemment l’activité littéraire de cette période faste. Complexe, partielle et partiale, cette histoire, dominée par Gide et la NRF, Proust, Aragon, Céline, Malraux et quelques autres, relègue dans l’oubli (au mieux dans l’ombre) bon nombre d’auteurs, pourtant doués, qui ont marqué de leur empreinte l’histoire du roman. Pour les faire revivre, cet ouvrage rassemble des études consacrées à Pierre Bost, François Fosca, Francis de Miomandre, Emmanuel Bove, André Thérive, Paul Nizan, Jean Prévost, Gabriel Chevallier, René Laporte et Pierre Herbart. Spécialiste du roman de l’entre-deux-guerres, François Ouellet situe ces auteurs dans leur époque en s’intéressant à la dimension intertextuelle de leurs œuvres, à l’inquiétude, à la difficulté d’agir et à l’apprentissage de la maturité qui caractérisent leurs personnages.